Kalamata, 13 septembre 1986, 20h24, 6.2 Richter

Ne me soupçonnez pas d’aimer les anniversaires : je ne fête jamais le mien. Mais aujourd’hui je ne résiste pas à l’envie de publier quelques lignes à propos d’un évènement extrême survenu il y a 30 ans, jour pour jour : le séisme de Kalamata en Grèce.

Avec une magnitude de 6.2 Richer et un épicentre très proche du centre urbain, ce séisme a détruit de nombreux bâtiments de Kalamata, causé la mort d’une vingtaine de personnes et fait des centaines de blessés. Coup de hasard et de « chance » : des milliers de personnes se trouvaient à cette heure là – 20h24 –  sur le port, pour l’inauguration d’une nouvelle ligne maritime… Le tremblement de Terre aurait eu lieu deux heures plus tard, le nombre de victimes  aurait été certainement décuplé.

Que peut-on faire pour réduire la vulnérabilité des centres urbains situés en zones à risque? « Pas mal de choses » répondent les spécialistes du génie civil. Des solutions  existent : elle sont énumérées et détaillées dans moults guides et rapports d’experts, comme celui du CSTB. Ou encore dans ce document publié par l’Agence qualité construction.

Malheureusement force est de constater que, dans la majorité des villes du Sud de la Méditerranée, le bâti existant est tout autant vulnérable (1) aujourd’hui qu’il y a 30 ans…alors que la reconnaissance de l’aléa sismique (2) s’est, dans le même temps, beaucoup améliorée ! Une des principales raisons est que le renforcement des bâtiments déjà construits coûte beaucoup plus cher que la construction parasismique d’ouvrage neufs. C’est aussi une opération difficile et délicate sur le plan technique.

Pour rappel, dans la plupart des pays, aucune construction de plus de 10 ans n’a été faite selon les normes parasismiques…Même si ce n’est pas forcément les bâtiments les plus anciens qui risquent gros à chaque tremblement de terre, on mesure l’importance du chantier qui attend les prochaines générations d’ingénieurs civils.

Pour en savoir plus : Dix idées fausses sur le risque sismique

Une seconde vidéo sur le séisme de Kalamata

Un article sur le mécanisme sismique à Kalamata

La sismicité dans la région de Kalamata

(1) Vulnérabilité sismique : Elle caractérise la capacité des bâtiments et des structures à supporter les secousses sismiques (vulnérabilité physique), et la capacité des populations à se comporter de façon cohérente et raisonnée face à un événement majeur (vulnérabilité sociale)

(2) Aléa sismique : Il est défini par la probabilité qu’un séisme d’une certaine magnitude puisse affecter une région durant une période donnée.

 

 

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